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Voici la critique que nous propose Hubert, étudiant en deuxième année de BTS Analyses et Conduite de Systèmes d’Exploitation après avoir vu le film. Cette critique a été choisie par les étudiants de sa classe pour être publiée sur ce blog.

SOLUTIONS LOCALES POUR UN DESORDRE GLOBAL

Dans le monde de Coline Serreau, les choses sont claires : l’agriculture productiviste est responsable de tous les maux actuels ou presque, des producteurs mais aussi des consommateurs. Si vous approuvez cette affirmation, vous pouvez profiter d’une remise en état de vos convictions grâce à 113 longues minutes de bourrage de crâne excessivement répétitif. Si vous y êtes opposé, n’y allez pas non plus car ce film saura maladroitement vous faire passer pour un arriéré irrécupérable…

Pour réaliser son documentaire, la cinéaste à succès Coline Serreau (militante écologiste et féministe) a parcouru de nombreuses régions du monde pour mettre en évidence un désordre dans lequel les industries agro-alimentaires, les firmes multinationales et les agriculteurs conventionnels en prennent pour leur grade. Seulement, les multiples accusations sont très vite rendues peu crédibles, à cause d’amalgames et de maladresse dont on se passerait bien… Bref, des arguments faciles pour qui ne connaît pas les caractéristiques de l’Agriculture actuelle. Mais aussi des discours souvent trop politisés dont la palme revient à Claude Bourguignon, ingénieur agronome.

L’apogée du grotesque ne tarde pas à arriver. Ainsi, la relation établie par ce même ingénieur entre le labour profond de la terre et les violences des hommes envers leur femme est tout simplement choquante et insultante pour la profession (Pour eux toute leur virilité s’exprime: plus j’ai un gros tracteur plus je défonce la terre, plus je la viole profondément, plus je suis un mec). Mais ce n’est pas tout : on constatera une haine de la cinéaste envers la gente masculine, ressentiment franchement appuyé par Vandana Shiva, scientifique indienne pour qui la clé du problème serait que les femmes soient au pouvoir.Enfin, la Révolution Verte est sévèrement jugée dans le film, ce qui est assez osé quand on sait qu’elle a permis de tripler les rendements en particulier pour les cultures de blé et de riz en Asie et de réduire de nombreux problèmes alimentaires dans les pays pauvres ou en développement.

Tel un Michael Moore, le talent en moins, ce documentaire aura étouffé le bon sens qu’il détient (génétique poussée à l’extrême – exemples des tomates et des oeufs carrés – profit excessif des multinationales de la semence et de la pétrochimie, dénonciation du nombre de suicides dans le milieu agricole, critique de la guerre et de ses conséquences sur le nombre de paysans) sous des solutions et des arguments douteux. On regrettera par ailleurs la qualité médiocre de l’image (zoom et lumière peu maitrisés) et l’absence de témoignages contradictoires à la thèse du film.

Hubert SIBILE

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Le débat est lancé, relayé par le cinéma. 2 films nous invitent à la réflexion et proposent des solutions: « Le temps des grâce » et  » Solutions locales pour un désordre mondial »

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